Une dernière intervention citoyenne/philosophique dans la classe à projet de 2nde2
Article mis en ligne le 31 mai 2013 par S. Gentilhomme
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Un ancien élève de la classe à projet de Mme Streinger, Romain Dessaigne, est venu nous présenter son parcours universitaire depuis son Bac ES : une licence de Droit avec un parcours Sciences-Po puis un Master en Relations Internationales en association avec l’IEP de Lille pour lequel il rédige un mémoire sur Amnesty International. Sujet du jour : la peine de mort.

Nous avons commencé par lire un article tiré de « Philosophie Magazine » intitulé « Décidément, nous ne sommes vraiment pas américains » qui expliquait la différence culturelle entre la France et les EU sur ce sujet. 
Et nous avons du expliquer ce que nous connaissions de la peine de mort. Il nous a donc rappelé que en France la peine de mort fut abolie sous Mitterrand en 1981 grâce à Robert Badinter et qu’à cette époque l’opinion publique était contre. Il ne reviendrait pourtant pas à l’esprit d’une majorité de Français de remettre en place la peine de mort aujourd’hui... Puis ensuite nous avons étudié ensemble une carte de l’ONG « ensemble contre la peine de mort ».

Nous avons pu ainsi remarquer une différence entre les pays qui ont aboli la peine de mort (97).



Certains ne la pratiquent pas mais continuent à condamner à mort pour dissuader la population : on les appellent les abolitionnistes de droit commun (8), c’est à dire qu’il prévoit la peine de mort uniquement pour des crimes exceptionnels (terrorismes, crimes contre l’état..). D’autres pays ont instauré un moratoire : ils décident de n’exécuter personne : par faute de moyen (comme au Vietnam qui n’avait pas reçut le produit létal) ou juste car le représentant de l’état en à décidé ainsi (comme en Inde). Et puis enfin, les pays qui la pratiquent (58), par exemple rien qu’en Chine ils exécutent plus d’1 millier de personnes par an ! Et dans l’ « Arc de crise », c’est à dire les pays qui vont être les plus dur à « raisonner » comme l’Arabie Saoudite, l’Irak et l’Iran, ils en exécutent des centaines par an et principalement des femmes. De plus pour des crimes comme l’adultère, le trafic de drogue ou le vol à l’étalage ! Et parfois par lapidation sur place publique, dégradant et cruel.

Nous avons donc terminé par les questions philosophiques que pouvaient souligner ce sujet :
- les éthiques : étique de conviction peu importe le nombre de personne qui doit être tué, par principe nous sommes opposés à l’idée de tuer quelqu’un, ou alors l’éthique de responsabilité quitte à sauver des millions des vies je ne veux pas torturer des innocents mais je dois le faire ?
- Comment séparer : émotion/pulsion , il a violé des enfants ; la première réaction, la réaction primaire , va être de dire : c’est un monstre il faut qu’il paye pour la gravité de ses actes. De raison, il faut savoir que la mort est une punition irréversible et que dans certains cas des innocents peuvent être condamné car après la fermeture d’une enquête on peut retrouver des indices permettant de bouleverser complètement le dossier. Et des enquêtes ont démontré que la peine de mort n’est absolument pas dissuasive dans le pays qui la pratiquent.


Voilà donc les principaux thèmes sur lesquelles Romain nous aura éclairé durant cette heure et demie.

Justine Patard 2nde 2

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